And say we did - Final demonstration

Année de sortie: 
2006
And say we did - Final demonstration

C’est fort d’une aversion prononcée pour l’arithmétique que je me lance dans cette chronique de « And say we did » que l’on m’a présenté comme étant une formation de math-rock originaire de Cleveland. Autant dire que tout cela ne m’a pas vraiment enchanté, même si je n’ai en soit rien contre l’Ohio. Encore que.
Mais comme il est de bon ton d’écouter un album avant de le chroniquer je me suis finalement contraint à l’écoute de « Final Demonstration », premier et dernier album du groupe.
En effet, le groupe a à peine eu le temps de produire une démo et un album avant de se séparer.
C’est parti ! Alors pour commencer, nous sommes gâtés puisque l’artwork de la pochette est plutôt joli, réprésentant une partition musicale froissée. Le ton est donné et cette pochette résume parfaitement la musique du groupe, mélodique et chaotique à la fois.
Dès la première écoute de ce cd, un nom m’est venu à l’esprit : Keelhaul. Ce qui est plutôt bon signe vu mon goût prononcé pour ce groupe. Et effectivement au fil des morceaux, la ressemblance avec les albums instrumentaux de Keelhaul semble flagrante, mais en moins énervé et moins hardcore cependant.
Si on devait placer la musique de « And say we did » dans un genre musical précis, elle se trouverait pile à la frontière entre le bruit et la mélodie, un savant mélange de noise rock et de mélodies en quelque sorte.
Une musique à la fois dense, compacte et complexe, essentiellement basées sur des montées en puissance parsemant les morceaux, et laissant une véritable impression de chaos sonore - mais toujours maitrisé - à l’auditeur.
Ajoutés à cela une technicité indéniable des musiciens et quelques touches de métal jazzy, qui ne sont pas sans nous rappeller certaines experimentations de Dillinger Escape Plan, et nous avons là un album original, percutant et touchant à la fois.
Un très bon album donc, mais un album éprouvant de par sa complexité et l’énergie dégagée. Il est d’ailleurs possible de constater un petit soulagement chez l’auditeur le moins averti lorsque ce déluge sonore s’arrête au bout de la trentaine de minutes que dure ce CD.
A surveiller et à suivre de près également : Endagenda, le nouveau groupe formé par les ex-bassistes et guitaristes de « and say we did ».

- Edge -

1. Dietiss
2. Green stick
3. Lame gull
4. Tinkerbell
5. Drive it like you stole it
6. Ironic
7. Jungle thing
8. Noggin
9. Brillo pad

Note du chroniqueur: 
4
4
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