Anthony and the Johnsons - Swanlight

Année de sortie: 
2010
Anthony and the Johnsons - Swanlight

[/b]Notez bien que je pourrais me lancer dans une nouvelle tirade sur les homos, et considérez que vous avez bien de la chance que je ne m’y lance guère, et que je préfère préciser deux ou trois choses concernant cet artiste assez mainstream qu’est [b]Antony. Pourquoi nous intéresser à lui, nous chuuls qui sommes de sacrés élitistes amateurs de groupes dont personne n’a conscience de l’existence ?

Et bien parce que, découvert par David Tibet de Current93, Antony fait partie de ces artistes qui n’hésitent pas à montrer leur sensibilité en public façon Seppuku, sensibilité que nous n’hésiterons pas à qualifier d’exceptionnelle, et de tout à fait magnifique.
S’il faut entendre ne serait-ce qu’un titre du new-yorkais, c’est sans conteste Hope there’s someone, titre généralement placé en dernier rappel lors de ses concerts, qui est d’une simplicité enfantine et se conclut sur une montée en puissance à vous faire dresser jusqu’à votre dernier poil sur votre petit crâne dégarni.

La preuve en images :

Si t’as pas les yeux un peu embués, c’est que tu es perdu pour l’humanité.

C’est d’ailleurs grâce à l’album contenant ce standard, I’m a bird now, qu’Antony est vraiment devenu célèbre, grâce à des chansons courtes, simples, alliant le piano qu’il joue fort bien et sa voix alto dont le timbre n’a, à ma connaissance, aucun équivalent en ce bas monde. Suite à cette performance, Antony and the Johnson’s s’est fendu d’un opus plus complexe, très bien écrit et fort original dénommé The crying light. Pour les gens qui connaissent, je dirais que Swanlight est l’alter ego du précédemment mentionné, voilà qui devrait déjà éclairer leur lanterne.
Comme son nom l’indique, Antony est accompagné d’un orchestre à instruments variés (les Johnson’s). Au lieu de les utiliser tous à la fois, sur Swanlight, il n’en mobilise que certains par titre, en plus du piano qu’il gère lui-même. Ainsi, on trouve un accompagnement violonesque sur l’excellent Everything is new, titre d’abord hésitant puis débouchant sur une magnifique mélodie libératoire, ou encore sur la très tourmentée Ghost ; alors qu’un autre hit de l’album, la chanson I’m in love, se singularise par l’utilisation d’un duo synthé/contrebasse créant une atmosphère chaleureuse (et qui, curieusement, me rappelle terriblement le passage dans Mickey mania sur megadrive où Mickey se balade dans un jardin…). Le très bon début d’album contient aussi un titre faussement simple, The great white ocean, comprenant une phrase répétée à la guitare, plutôt mignonne, mais soutenue par un arrière-plan lointain de violons crissants suggérant une menace cachée.
La chanson titre Swanlight m’a moins convaincue, il s’agit d’un ambient vaguement bruitiste où vibre une guitare saturée. De même, Thank you for your love n’est guère passionnante pour un amateur de musique sombre comme votre chroniqueur, car assez gaie et destinée à saluer le public probablement en fin de concert. D’autres titres répétitifs sont assez réussis comme The spirit was gone ou Christina’s farm, très mélancoliques et fonctionnant bien. Salt silver oxygen est particulièrement belle, construite de manière complexe, alternant les tons et conduisant à un final puissant. Il y a aussi une collaboration avec Björk (Fletta) dont je ne sais trop que penser, sinon qu’à la place d’un mec à la position si bien établie comme Antony, je préférerais prendre le risque de duos (ou bien dit-on des dui ?) avec des personnes moins connues, et moins génétiquement avariées (oui car l’Islande enfin bref j’en parlerai une autre fois peut-être).
Dans la discographie d’Antony, difficile de trouver à redire. Swanlight y prend néanmoins une place d’outsider car il réutilise finalement la méthode (très bonne certes) initiée par The crying light, et n’atteint que rarement l’impact bouleversant de I’m a bird now.

01. Everything is New
02. The Great White Ocean
03. Ghost
04. I’m In Love
05. Violetta
06. Swanlights
07. The Spirit Was Gone
08. Thank You For Your Love
09. Flétta
10. Salt Silver Oxygen
11. Christina’s Farm

Note du chroniqueur: 
4
4
Votre notation : Aucun Moyenne des membres : 4 (1 vote)

Commentaires

Avatar de Edgecrusher
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Inscription: 27/02/2010

Je suis perdu pour l'humanité. pendu

Avatar de AlpoH
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Inscription: 17/03/2010

Non. Je n'aime pas du tout ce genre de piano ni ces simagrées vocales.

Avatar de Edgecrusher
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Inscription: 27/02/2010

J'ai vu le vynile a la FNAC et graphiquement par contre ça claque !

Avatar de Petit Poney
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Inscription: 04/04/2010

Ouais bon, je me doutais un peu que ça ne vous passionnerait pas. Ca manque de guitares.

Avatar de Edgecrusher
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Inscription: 27/02/2010

Nan mais même... j'écoute des trucs sans guitares, ou mou du cul...
Mais là je trouve ça moche et sans intérêt...
Après je ne te juge pas -- ++

Avatar de Nebel
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Inscription: 18/04/2010

Ça pète, merci ! Enfin je connaissais déjà, mais ça faisait bien longtemps que je n'avais pas écouté :)

Avatar de Petit Poney
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Inscription: 04/04/2010

Nan mais je vous charie avec mes histoires de guitoune. On a le droit de pas aimer les mêmes trucs.

Avatar de AlpoH
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Inscription: 17/03/2010

mais j'espère bien !

Avatar de Iarwain Ben-adar
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Inscription: 22/04/2010

Merci Poney :)

Avatar de Edgecrusher
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Inscription: 27/02/2010

Mais oué ! Iarwy est dans la place !