Blindsight - The Tenderstrike revelation

Année de sortie: 
2006
Blindsight - The Tenderstrike revelation

Le metalcore c’est bien, en abuser ca craint. Une campagne de pub internationale devrait être lancée en ce sens vu l’épidémie de groupes du genre depuis quelques années. Il y a encore peu, le métal à chanteuses était à l’honneur, maintenant c’est le métalcore ou le NWOAHM comme on dit dans les milieux branchés (New Wave Of American Heavy Metal pour ceux qui sortiraient d’une hibernation de près de 2 ans, probablement due à une crise aigüe de World of Warcraft).
Alors, qui prend les paris sur le futur style à la mode de ces prochaines années ?

C’est fort d’un scepticisme certain que je m’attaque à l’écoute de cet album tout frais des néerlandais de Blind Sight, d’autant que d’après leur biographie, leur musique rendrait envieux Dimebag Darell, Rob Flynn et James Hettfield eux même…
Un poil prétentieux pour un groupe qui n’a qu’un EP a son actif et sort là son premier album, mais comme ma maman m’a toujours appris à ne pas juger sans connaître, je décide poliment de passer à l’écoute de ce CD.
Blind Sight ce sont avant tout des refrains et des mélodies entêtantes que l’on aura le plaisir de fredonner au boulot pendant la pause café du matin, sous les yeux ébahis de nos collègues consternés.
Les différents titres s’enchainent sans répit, mêlant savamment power metal, heavy trash et death mélodique, le tout saupoudré d’une pointe de hardcore, pour la saveur.
Autant dire qu’en plus de ne pas faire dans la dentelle, les musiciens maitrisent leur sujet, ce qui est plutôt appréciable.
Si vraiment on devait faire une analogie entre Blind Sight et un groupe plus renommé, les premiers qui nous viendraient à l’esprit seraient certainement Trivium ou Chimaira suivant les morceaux. On notera également certains passages très inspirés de Machine Head, mais remis à la sauce Blind Sight.
On constate donc que le groupe a plutôt de bonnes références…
Certes le tout exploite une recette bien rodée et manque un peu d’originalité, mais certains morceaux arrivent tout de même à tirer leur épingle du jeu, tels que les impressionnants « bad blood » ou encore « betrayed », qui sont de bien belle baffes dans ma face de chroniqueur blasé.

Pour finir, cet album bénéficie d’une production tout simplement énorme pour un premier album, et mérite donc un généreux 8/10.

- Edge -

1.Intro
2.Tenderstrike Salvation
3.Darkened Days
4.Bad Blood!
5.Sticks And Stones
6.Interludium
7.Relentless
8.My Demise
9.Betrayed
10.Disciple Of Despair
11.Scapegoat Utopia

Note du chroniqueur: 
4
4
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