Que d’acclamations de la part des petites gothiques échaudées de Germanie lorsque Combichrist monte sur scène ! A peine le charismatique frontman Andy Laplegua commence-t-il à entonner ses ritournelles que les voilà en train de hurler « Ouh ! Andy ! Dis moi oui ! Chéri ! ». Le succès n’a de cesse d’enfler autour du groupe dont la récente participation aux lives de Rammstein a dû aider à remplir des comptes en banque que le Reader’s digest estime d’ores et déjà autour du milliard d’euros. En même temps quand on est l’auteur d’un standard comme This shit will fkuc you up, difficile de tout dilapider en voitures de sport tant le temps manque. Comme dit l’adage : « les concessionnaires n’ouvrent pas la nuit ».
Enfin, la réputation étant faite, les récents efforts de Combichrist ont eu fâcheuse tendance à me laisser plutôt froid, ceci en raison d’une répétitivité quelque peu lassante. Ce n’est pas Making monsters qui inversera la tendance, en même temps changer la recette aurait pu équivaloir à diminuer les recettes. Donc bon. On s’y attendait.
Leur electro-indus technoïsante est construite as usual, avec des basses saturées plutôt bonnes, quelques petits son sympas et des mélodies à la con. Le parallèle est évident avec les albums précédents y compris dans l’enchaînement des chansons qui semble suivre un plan reproductible de sortie en sortie.
Curieusement, l’album part sur une mauvaise note puisqu’à une intro ambiante apocalyptique succède un titre très banal, peu efficace, où vient chanter le hardcoreux de Bleeding through. Pas emballé pour ma part. Heureusement, le titre qui suit (Never surrender) est une véritable bombe au refrain dévastateur qui va agiter les dance-floor dans les temps qui viennent croyez-en mon goût pour le remuage de body façon tapette. Voilà lancées les basses rythmiques ultra efficaces de Combichrist qui émaillent l’album sur de nombreux titres comme Throat full of glass, Slave to machine et They. Ce qui resplendit nettement moins sur la plupart de ces titres, ce sont les refrains et mélodies qui pèchent par trop de banalité. Voilà pour le corps de l’album.
De nombreuses exceptions à ce modèle coexistent : trois titres ambiants assez dark (Declamation, Forgotten et Reclamation) qui font figure d’interludes à moitié ennuyeux, ce style n’étant pas la spécialité des Combichrist ; la sympatique Monster:Murder:Kill à la rythmique entêtante et à la voix féminine vocodée qui n’est pas sans rappeler un Daft Punk en plus viril ; une étrange balade (Through these eyes of pain) possédant quelques accents à la Depeche mode, pas vraiment enthousiasmante ; et l’habituel titre pro-féministe (Fuckmachine) qui fait toujours rigoler.
Au final, le machin est plutôt sympa à écouter, une fois passée la désagréable sensation d’avoir ressorti un vieil album au lieu du nouveau. Il me laisse personnellement une meilleure impression que le précédent Today we are all demons, mais ne constitue pas une claque comme l’avait été Everybody hates you.
01. Declamation
02. Follow The Trail Of Blood (featuring Brandon Schiepatti of Bleeding Through)
03. Never Surrender
04. Throat Full of Glass
05. Fuckmachine
06. Forgotten
07. Just Like Me
08. Slave To Machine
09. Through These Eyes of Pain
10. Monster:Murder:Kill
11. They
12. Reclamation
Ah oui ca a l'air pas mal, le dernier m'ayant un peu laissé sur ma fin aussi...
Bon ce ne vaut effectivement pas Everybody hates you.
Oui mais Never surrender !
Ce qui est assez dommage c'est que la recette marche mais c'est répétitif. En soirée c'est jouissif de danser dessus et en live ça paite. Mais au dela de ça, tu retiens surtout les hits du groupe. Pas un album entier et toutes les chansons qui sont dedans. fin c'est mon avis.
Donc je suis sur que Never Surrender doit tout devaster plus quelques titres assez sympas que quelques alcooliques de la nuit vont s'amuser à remixer et au dela de ça, on oubliera.
Je vais écouter ça par curiosité...
même si je sais d'avance que ça va me souler rapidement...
Ouais bin Never Surrender est déjà passablement ennuyeuse donc je vais m'arrêter là.