Death in june - Peaceful snow

Année de sortie: 
2010
Death in june - Peaceful snow

Parfois la vie se rit de vous, tout de même, pensai-je en commençant cette chronique, celle-ci faisant suite à de nombreuses autres consacrées à des groupes tout remplis de gays et de nazis. Puisqu’en effet, me voilà à parler d’un groupe de nazis/gays A LA FOIS. Nan je rigole. N’empêche qu’en plus d’avoir probablement l’une des réputations les plus sulfureuses du monde musical (avec son copain Boyd Rice que, depuis quelques années, il déteste) à cause de son utilisation outrancière de symboles tendancieux, Douglas est une tante avérée. Il doit y avoir une raison qui m’amène à admirer ce genre de génies.

En parlant de « génie », que pensez-vous de cet artwork ? Incroyable non ? Et bien il est la suite logique d’une longue série, j’en veux pour preuve l’artwork de l’album précédent The rule of thirds, et puis je me permets de citer aussi All pigs must die qui est particulièrement laid, et puis je vais même enchaîner avec quatre têtes de dobermans placées dans une configuration toute particulière. Si ça, ce n’est pas la preuve d’un cynisme sans bornes, alors je ne m’y connais pas en cynisme (héhé).
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Bon, je ne vais pas revenir sur les expressions de ce cynisme, pour les gens qui seraient intéressés par le démêlage du vrai et du faux, un excellent livre a été écrit « Looking for europa » (Merci à Edge de me l’avoir offert), et pour ceux qui chercheraient une source toute pourrie, la page wikipédia française sur Death in june est assez drôle. Je cite simplement un passage :

Citation :

Beaucoup de choses ont été dites sur les origines du nom Death in June. Il est communément accepté comme une allusion à la Nuit des Longs Couteaux du 29 au 30 juin 1934, où les SA furent « purgés » par le régime nazi. De son côté, Douglas Pearce répond avoir entendu quelque chose de travers (LOL) et qu’il avait compris comme étant Death in June. Le nom n’exprimerait pas, selon Douglas Pearce, une seule et unique idée, bien au contraire, ce nom multifacettes restant ouvert à toutes interprétations. Beaucoup cependant accusent Death in June d’être néo-nazi, fasciste, et raciste. Il est vrai que Death in June se retrouve souvent dans des situations (reLOL) qui le lient à la période nazie et l'on peut se demander, par la fréquence de ces faits, si ces incidents en sont bien. Certains balaient ces accusations en rappelant que Douglas Pearce est homosexuel (mais de très nombreux cadres nazis étaient homosexuels), et qu'il a déjà joué en Israël, comme le montre la présence des deux drapeaux (celui d'Israël et le Gay Flag) sur le site officiel de Death in June.

Merci à Patrick Fédard pour m’avoir montré ce petit bijou.

Maintenant que tout malentendu est dissipé, parlons musique :
La néofolk de DIJ étant basée sur la guitare, elle avait trouvé son apogée de dépouillement dans le dernier album The rule of thirds qui, bien que fort joliment écrit, avait laissé du monde sur sa faim justement par ce dépouillement et ses sempiternels accords mineurs à la guitoune. Et là je dis super cool puisque Peaceful snow est en réalité le fruit d’une collaboration avec un pianiste plutôt doué au doux patronyme typiquement anglo-saxon : Miro Snejdr. De la néofolk au piano mais c’est bien sûr ! Du coup, DIJ se renouvelle sans avoir l’air d’y toucher, et c’est avec un énorme plaisir que nous écoutons ces treize titres sombres, tristes, et extrêmement intenses. Les arrangements sont bien fournis et assez complexes, juste assez pour donner une consistance suffisante à la musique de Douglas. Il n’a plus qu’à y ajouter sa voix au timbre si particulier, qui m’a toujours rappelé un bon vieux Léonard Cohen soit dit en passant, et nous voilà transportés dans un univers mélancolique souvent écrasant (Murder made history, My company of corpses, The maverick chamber), parfois plus enlevé (Red Odin day, Our ghosts gather). Les titres font tous mouche, je citerais tout spécialement Neutralize decay et Peaceful snow comme capables de tirer une larme à un tortionnaire SS. Quoique, à réécouter toutes ces magnifiques chansons, l’on puisse rester bloqué sur le splendide Wolf rose, fasciné par un Life under siege qui s’achève sur les traditionnels « PAAA PA PA PAAA » auxquels Douglas a recours quand il a la flemme de parler.
Que dire d’autre sur cet album, sinon que je pense pouvoir affirmer qu’il est peut-être celui que les fans attendaient depuis des années et un certain nombre d’opus en demi teinte, jamais capables de retrouver le niveau du fantastique But what ends when the symbol shatters.

01. Murder made history
02. Fire feast
03. Peaceful snow
04. Life under siege
05. A nausea
06. Wolf rose
07. The scents of genocide
08. Red Odin day
09. My company of corpses
10. Cemetery cove
11. Our ghosts gather
12. Neutralize decay
13. The maverick chamber

Allez, un petit extrait d’un des derniers live

Note du chroniqueur: 
5
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Commentaires

Avatar de Edgecrusher
Hors ligne
Inscription: 27/02/2010

Il y a vraiment des morceaux excellents loveletter