Pays : Hongrie
Style : Gothic Black/Symphonic Black Metal
Membres :
- Nikolai Stalhammar - guitars, drums, synths and lyrics
- Gabriel Wolf - vocals, gothic instruments, synths and lyrics
- Attila Csihar (Aborym, Tormentor, Mayhem) - vocals on Cosmic Nest to decay/Guest singer
- Domina Mystico – female vocals
Lorsque l’on évoque la Hongrie, on pense à des groupes comme Sear Bliss (souvenez-vous des trompettes sur Phantoms), Without Face (revient Julie !!!!), Sunseth Sphere, les excellents Tormentor mais également à un personnage clé de cette scène : Gabriel Wolf.
Finnugor est justement l’un des multiples projets de ce personnage tout comme Ywolf -dark gothic/néo classical- (certainement le groupe le plus connu du sieur Wolf); Infra Black -gothic industrial metal- ; Aconitum Vulparia -cosmic/ritual dark ambiant-
Finnugor avec ce second opus intitulé « Death Before Dawns » officie dans un registre de gothic/symphonic black métal qui nous rappelle parfois Limbonic Art, Cradle Of Filth voire même par moment Anorexia Nervosa. En comparaison avec leur premier « Black Flames » on peut de suite parler d’une production nettement meilleure (c’était le point faible de leur précédent cd), les compos sont toujours aussi variées, alternant les titres très rythmés et ceux plus mélodique, voire symphonique. Les claviers très en avant et le chant qui évolue à chaque titre (voix guttural, black, …) ne font qu’amplifier la dimension mystique, sombre que Wolfe a voulu faire passer au travers de ce cd. Comme le font beaucoup de groupes de black métal aujourd’hui (tel Dimmu Borgir), le premier titre est un morceau de type ambiant qui nous plonge immédiatement dans l’atmosphère étrange qu’est la musique de Finnugor.
Les compos suivantes alternent mid-tempo et accélérations effrénées tantôt entrecoupés par des passages assez folkloriques, médiévaux avec de la flûte, de la musique mécanique (notamment sur le titre Astral Fornication qui dure près de 11min et qui n’est pas sans rappeler l’intro de certains titres du combo néerlandais Lost in Misery ; en fait ce titre me fait penser au film de Jeunet : La cité des enfants perdus).
Les titres s’enchaînent donc sans aucun temps mort car à chaque fois différents les uns des autres dans leur rythmique (des moments de calme après la tempête en fin de compte) et cela même dans les chanson (les différents breaks dans Cosmic Nest of Decay en sont la preuve de même que l’alternance des différents types de voix présentes dans ce titre chanson où l’on retrouve d’ailleurs en guest Attila Csihar -Aborym, Tormentor, Mayhem- et qui est la seul chanson de l’album à être écrite en hongrois et non en anglais ; il y avait déjà un titre en hongrois sur Black Flames de même qu’un en allemand). L’un des titres instrumentales : Battle of the heart of Dreamland peut faire penser à Bal-Sagoth, période Battle Magic avec des orchestrations à la fois grandiloquente et pompeuse. S’en suivent des chansons plus dans l’esprit black métal symphonique à la Cradle avec clavier omniprésent, voix féminines, et chant guttural mais pas aussi risible que celui de Dani.
La production bien que meilleure que celle du premier opus n’est cependant pas comparable à celle d’Ywolf (qui est plus que réussie), la pochette de même que l’artwork du livret a été réalisé par Wolf.
Enfin il est à noter qu’une partie multimédia est présente sur ce cd avec le clip de Cosmic Nest of Decay (clip bien entendu réalisé par Gabriel Wolf) : on y voit une personne (Attila) sortir de terre en faisant le signe des métalleux (lol), rampe, se déplace tel un animal, a des vers sur son ventre, bave, headbangue puis finalement dépérit.
Un album correct à découvrir.
- Oraidersa -
01. Princess of Eternity
02. Death Before Dawn
03. Solar Eclipse
04. Astral Fornication
05. Cosmic Nest of Decay
06. Battle at the Heart of Dreamland
07. From Hell I Still Remember
08. Korg Polaris
09. Ghosts Around the Bonethrone
10. Supernova