Front Line Assembly - Artificial Soldier

Année de sortie: 
2006
Front Line Assembly - Artificial Soldier

Vancouver sound is back et compte bien envahir l’Europe, chose qui n’était pas arrivée depuis un bon paquet d’années et quelques tournées purement nord américaines pour F.L.A. Alors évidemment on peut se demander ce qui leur donne des ailes comme cela, surtout après deux albums en demi-teinte (le très correct mais un peu mou Epitaph, et la tentative foirée de se renouveler sur Civilization). Et bien tout simplement que Leeb, Fulber, Peterson et leur nouvelle recrue Jeremy Inkel ont tout fait pour sortir un album qui n’aurait pas dépareillé au milieu des 90’s, ce qui, je l’avoue, me fait carrément bander.
Artificial soldier est un excellent album d’electro-indus dans la veine que nous aimons tant. C’est très rythmé, moins agressif qu’un Millenium ou qu’un titre comme Plasticity, mais c’est de la bonne. La construction typique de F.L.A avec son intro très S.F, ses lignes de basse efficaces et ses refrains dévastateurs est la marque de fabrique de cet album. C’est clairement le compromis entre les sons d’Epitaph et de Millenium : Certains refrains rappellent fortement l’album de 2001 (« Buried alive » par exemple) alors que d’autres font penser aux B-side de l’album de 1994 (« Low life », « Dopamine » ou « Dissension »). Les guitares sont là mais peu présentes (gentiment gratouillées sur le potentiellement tubesque « Unleashed » et sur « Dissension » où se signalera même Adrian White, batteur de F.L.A sur scène, par un pré-chorus très metal). Bill Leeb envoie toutes les façons de chanter qu’il a développées au cours des années, ressors des placards tous les effets qu’il a l’habitude d’utiliser. Notons les collaborations presque anecdotiques de Jean-Luc de Front242 et Eskil de Covenant sur les deux titres les moins réussis de l’album. The Storm ressemble à du Covenant qui aurait été masterisé par Bill Leeb. Future fail est un bon B-side pour club mais le refrain est très réussi par contre.
Pour résumer, F.L.A réinvente le passé sur Artificial soldier et ça dépote. C’est varié, les rythmiques sont mises en avant, les mélodies à 4 temps sont toujours d’une efficacité imbattable. La profondeur du son de Leeb et ses potes est encore impressionnante, malgré les années qui passent. Après la baisse de régime des dernières sorties de la Vancouver connection, ça fait du bien bordel ça fait du bien.

- P.O.N.E.Y. -

01. Unleashed
02. Low Life
03. Beneath The Rubble
04. Dissension
05. Buried Alive
06. Dopamine
07. Social Enemy
08. Future Fail (Featuring Jean-Luc De Meyer from Front 242)
09. The Storm (Featuring Eskil Simonsson from Covenant)
10. Humanity (World War Three)

Note du chroniqueur: 
5
5
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