Winter Blow est la première partie du nouvel album des strasbourgeois de Housebound. La seconde partie devrait sortir en décembre. Pourquoi donc ? Voici ce qu'en disent les intéressés :
"en effet, à l'image du monde de la mode, les deux chapitres sortiront séparés dans la forme et dans le temps, le premier en Mai pour la collection automne-hiver 2010, le deuxième en décembre pour la collection printemps-été 2011.
HOUSEBOUND réinvente donc les notions de style et d'élégance selon ses propres critères, et se complaît dans son interprétation de la mode, à l'heure de la globalisation et de l'uniformisation des codes et modes de vie occidentaux, non sans une évidente pointe d'incrédulité et d'ironie…"
Heu, OK...
Laissons ces explications de côté et passons sur l'artwork particulièrement laid afin de nous concentrer sur la musique, après tout, c'est ce dont il s'agit. C'est quoi donc, Housebound ? Et bien c'est du métal hardcore. Hop, ça c'est fait...
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Bon, je vais faire un effort. Ouais donc, c'est du métal hardcore particulièrement représentatif de ce que ce genre a à nous offrir : un mélange de metal naïf et heu, ben de hardcore coreux. J'avoue que le second point est le plus dérangeant me concernant, les hurlements hardcore sont un supplice pour mes oreilles, et le chant clair ne viendra pas aider de ce côté là. Ce qui me dérange plus globalement c'est que cet album semble avoir déjà été fait un million de fois. Chaque ville du monde doit avoir son Housebound, probablement même en plusieurs exemplaires.
La naïveté de l'ensemble pourrait être touchante mais non, ce ne sont que compositions recyclées, rythmiques sans âme, c'est froid, quelconque, ennuyeux. Techniquement c'est plutôt bien produit, mais un bon son sur une musique plate ça n'a jamais fait un succès. Ah si, ça a fait Arch Enemy, mais je m'égare.
Allez, je vais quand même confesser que je trouve le dernier morceau, Dear Whoever, plutôt agréable. Ça doit me rappeler ma jeunesse par ses relents de Deftones low tempo.
Pour être tout à fait honnête, je ne fais pas du tout partie du public visé par Housebound, mais j'imagine que ça peut plaire à un public plus jeune et candide. À voir peut-être en live -ou pas- en tous cas ils doivent certainement y trouver leur place et mettre de l'ambiance.
Je ne mettrai pas à cet album la note éliminatoire pour le dernier morceau, mais on n'en est pas passé loin.
Rendez-vous en décembre pour la suite...