J’ai toujours eu beaucoup de respect pour les gens qui se peignent en noir et blanc pour mieux courir dans les montagnes des pays nordiques en brandissant leur guitare au dessus de la tête. Je ne sais pas, il me semble qu’il y a quelque-chose là dedans de plus rafraichissant, de plus « vrai » que d’observer des légions d’hommes en costard rentrer à 8h30 dans les locaux du Crédit Mutuel. Enfin ce n’est que mon avis. Alors plutôt que de m’acheter des fringues de marque et de rouler en berline allemande, je préfère m’habiller en cuir et écouter le dernier Immortal, au titre plein de rimes : All shall fall.
D’aucuns se demandent bien sûr pourquoi il aura fallu sept longues années pour revoir les norvégiens de Bergen dans leurs œuvres. La réponse officielle, c’est Abbath qui la donne en arguant du fait qu’il était, je cite : « (…) un peu fatigué de tout ce bordel (…) ». Mouais. Ceci dit, et pour rentrer dans le vif du sujet qui nous intéresse, il faut constater dès la première écoute qu’All shall fall rappelle fortement son prédécesseur, le puissant Sons of northern darkness.
Et en quoi donc me direz-vous, pensant que je resterais coi, blousé par la pertinence de votre question ? Et bien HAHA j’ai une réponse : le style d’Immortal n’a pas grandement évolué depuis 2002, consistant toujours en cet aspect mélodique du black-metal mélangé à des tempi plutôt death voire trash par moments. Autre point commun notable, c’est encore Peter Tätgren qui est en charge de la production, rendant les deux albums extrêmement homogènes au niveau du son.
L’impression globale de l’album est celle d’une histoire qui est racontée de façon très cohérente, basée comme toujours sur l’univers de Blashyrk avec ses montagnes venteuses - le copyright Demonaz – tout commençant avec un titre très bon (All shall fall) et finissant de même (Unearthly kingdom). Le reste de l’album se composent de titres tous un peu en dessous, surtout en dessous du contenu de l’album Sons of northern darkness, duquel il se rapproche aussi par ce formalisme.
De même qu’une histoire est composée de moments aux couleurs différentes, les chansons de All shall fall se singularisent les unes des autres. Si le titre éponyme blaste sacrément sur des riffs épiques très efficaces, il est une brillante introduction très black-metal et mérite le statut de tube qui, on peut le supposer, figurera pour toujours dans les setlists du groupe. The rise of darkness illustre bien le métissage très death-trash du black à la Immortal et tranche avec l’assaut ultra speed donné par la suivante, Hordes of war, qui sonne presque comme du Slayer survitaminé. On passe à quelque-chose de plus épique et heavy avec Norden on fire, titre qui enchaîne sur Arctic swarm, vraisemblablement le plus anecdotique du présent opus. Mount North relève le niveau avec son formidable refrain très mélodique. Et comme la tradition l’exige, Immortal finit par une longue et épique chanson à tempo plus lent, très réussie, qui nous fait voyager au travers des contrées glacées de Blashyrk.
Pour finir sur une métaphore sportive, All shall fall est un peu l’Argentine du Mundial, c'est-à-dire un puissant outsider dont on regarde le jeu avec grand plaisir, surtout quand Leo Messi à la balle au pied. Au revoir.
Texte - Poney
Consultant TF1 - Ramiel
1. All Shall Fall
2. The Rise of Darkness
3. Hordes to War
4. Norden On Fire
5. Arctic Swarm
6. Mount North
7. Unearthly Kingdom
Pour une fois je ne vais pas être d'accord avec toi mon cher Poney.
Je ne trouve pas pour ma part que cet album nous rappelle "Sons of the northern darkness" si ce n'est effectivement pour sa production réalisée par le sieur Tätgren .
Pour moi cet album est plutôt le petit frère de "at the heart of winter". On retrouve le même type d'ambiance, j'ai eu l'impression de me retrouver en 1999 la première fois que j'ai pu écouter "Shall I fall"
On retrouve un coté très heavy black metal où l'influence de la scène des années 80 dont "Bathory" pour ne citer qu'eux et ne pas faire très original était le fer de lance.
De ce que je connais de at the heart of winter, je le trouve nettement plus heavy que All shall fall, encore plus grandiloquent, ce qui choque mes oreilles. Mais bon, n'étant pas spécialiste du groupe (pour ça que j'ai un consultant TF1) on peut toujours discuter.
oui je le sais et c'est pour cela que j'ai soulevé le débat 
Demandons donc à ton consultant TF1 ce qu'il en pense?...
At the heart est beaucoup plus heavy quand meme.
J'suis bien d'accord avec Poney 
Bonne chronique.
C'est marrant, lorsque je me passe un CD qui vient du Blashyrk, c'est loin d'être comme de l'alcool de bois où on y trouve de la pomme ou de la poire (en l'occurrence du heavy).
Je ne trouve pas de similitudes entre les riffs / soli d'Immortal et ceux de [insérer nom de groupe NWOBHM].
On a, certes, un son lourd mais c'est le cas depuis qu'Abbath a remplacé Demonaz à la guitare et ce n'est pas une tendance variable ... c'est une constante depuis At the Heart of Winter.
Ensuite, All Shall Fall n'est pas un retour aux sources mais une concrétisation des expériences qui ont suivi la mise en pause du groupe avec des titres élaborés et taillés pour le live amenés avec les trouvailles musicales de chaque membre entre 2002 et 2009.
Pour finir, Immortal n'est pas classable avec les standards de nomination de genre musicaux, ils font de l'Holocaust Metal (cf cette video).
Edit : Oui je sais je ne suis qu'un sale connard sectaire et obscurantiste aux avis très tranchés mais je le vis bien, soyez rassurez !
Revenge of the Edit : Et en plus, je suis en vacances DEUX SEMAINES ce soir, BAM !
Vive in the Wood !
Merci Alpoh pour ton soutien
je savais que je pouvais compter sur toi
Malgré toutes ces précisions fort agréables je reste sur mon idée
Inzewood a raison, mais Poney encore plus. Quant à Ramiel, il est trop pointilleux sur le terme heavy, c'est pas forcément une insulte et ça ne veut pas dire qu'il y a un gay refoulé en jeans moulant branlant son manche avec une coupe à la José.
Donc Ramiel est un gay refoulé en jean's moulant ? La coupe, il l'a déjà
Non s'il avait la coupe il aurait une frange.