Ce vieux pédé de Claus Lar… oui ? Quoi ? Une supplique ? Ca vous plait pas que je commence ma chronique par « ce vieux pédé » ? Ah oui mais non les gars, parce que son côté vieux pédé, le Claus il l’assume parfaitement, il en fait même son fond de commerce dirait-on. J’en veux pour preuve les titres et paroles de, notamment, The bears aren’t sleeping tonight ou encore Invade my body. De toutes façons ça fait longtemps qu’il a fait son coming-out, ça ne l’impressionne plus trop ces soi-disant histoires de gens qui seraient un peu homophobes sur les bords comme par exemple les catholiques, les musulmans, les juifs, les chinois, enfin finalement seulement un petit 5 milliards d’individus c’est bon y a pas de quoi en faire un fromage.
Enfin, me dis-je, quel sacré fripon ce vieux pédé de Claus Larsen de sortir une trentaine de titres à chaque album. Au moins on ne se fait pas avoir sur la quantité, c’est une chose. Pour la qualité, c’en est une autre : On va dire grosso modo que l’ensemble des anciens fans de dark-elektro, qui le vénéraient après son sublime Solitary Confinement (1993) n’ont cessé de déchanter après ça et se montrent acerbes en ce qui concerne ses plus récents efforts. Quant à moi j’ai toujours pensé qu’ils exagéraient un chouillat, parce que tout n’est pas à jeter non plus, ni sur le précédent After the devastation (qui tenait sur 3 CD) ni sur ce dernier Mental Slavery (qui tient sur 2, ouf).
Claus reste inamoviblement (ce mot n’existe pas, mais je l’aime néanmoins) fixé sur ses racines dark-elektro en tombant régulièrement dans la facilité, d’où son incroyable rendement. Il utilise précisément les mêmes banques de son assez peu extensibles, les mêmes vieux effets et ne risque donc pas de passionner le fan d’Autechre ou l’amoureux de l’expérimentation sonore. Il possède pourtant un feeling, une âme noire qui avait fait son succès et continue à parler aujourd’hui, doublée d’un sens de l’humour autodérisionnel (ce mot non plus n’existe pas mais qu’il me plaît, qu’il me plaît !) palpable dans des titres comme The bears aren’t sleeping tonight. Cela dit, l’essentiel de Mental Slavery est froid et glauque, aussi bien sur le CD1 dont certains titres me paraissent assez réussis comme Introvert, Invade my body, No entry no exit et State of mind control, que sur le CD2 qui lui, par contre, est assez ennuyeux, globalement. On retiendra aussi les balades, curieusement, que je trouve pas mauvaises parce que justement très froides, comme My shadow is your home ou bien l’épique Thirty-seven point one.
Il est peut-être révolu le temps des vieux homosexuels, mais je le préfère tout de même au temps de ces enculés d’hétéro qui font de l’hellektro moderne à la c… quoi ? Ca te plaît pas mon petit Betsouin que je parle comme ça, avec des grossièretés et des cochoncetés ? T’es un peu mal embouché aujourd’hui mon p’tit Betsouin, tu me permettras de te le dire.
01 - Introvert
02 - Turmoil (Fuel for Fascism)
03 - My Shadow Is Your Home
04 - I Feel Human
05 - State of Mind Control
06 - Invade My Body
07 - Out There
08 - Abusive
09 - Your God Has Left You Tonight
10 - Closer to the Pulse Beat
11 - It's the End
12 - No Entry No Exit
13 - Thirty-Seven Point One
14 - Strobe Lights
15 - Frankfurt Noir
16 - Invade My Body (Baer Body Music Mix)
17 - Grab It Now
18 - We Build the Walls
19 - Slow
20 - Battle Mind
21 - Dead Soil
22 - Song for Pia
23 - What Have I done (featuring ANDI SEX GANG)
24 - H. C. Orsted
25 - Out There (Tunguska Version)
26 - My Funeral
27 - I Watch You Fall
28 - Abscido
29 - Song for Pia (Acoustic Version featuring JIM COOKAS)
30 - The Bears Aren't Sleeping Tonight (Dance Mix)
et ben dis donc quelle chronique!! 
Je crois que c'est la chronique la plus dégantée que je n'ai jamais lu.
Ca veut dire sans les gants ?
J'allais le dire. 

Moi je mets un 6 sur 5 pour la chronique! 
Ah ça, c'est pas d'la chronique de tarlouze...
j'aime
Si j'avais su que ça vous plairait autant que je parle d'homos, je l'aurais fait plus tôt.
Putain mais lolilol !
Sinon, pareil, je dirais bien mais pas top.