Amateurs de brutalité, à vos platines! Deux ans après le dévastateur "Annihilation of the wicked" Nile est de retour avec une nouvelle galette nommée "Ithyphallic". Pour la petite histoire, le terme "ithyphallique" est un adjectif désignant celui qui, dans une représentation symbolique, a le penis en érection, tel le dieu Min dans la mythologie egyptienne. Maintenant que nous avons tous la réponse à la question qui nous taraudait depuis que le nom de l'album fut dévoilé, revenons à nos moutons -egyptiens-.
A nouvel album, nouvelle écurie: le groupe ayant dit au revoir à Relapse, c'est à présent chez Nuclear Blast que Karl Sanders and co. poursuivent leur aventure. Pour ne pas changer c'est encore dans l'Egypte que Karl Sanders trouve l'inspiration, et pour ne pas changer brutalité, technique et vitesse sont au programme de ce nouvel album. Une nouvelle fois produit par Neil Kernon ( Deicide, Cannibal corpse etc.) la galette brille d'une production en béton avec un son puissant, massif mais toujours agréable et maîtrisé de bout en bout.
La recette est à peu près toujours la même, sans pour autant tomber dans la redite. Nile nous sert ce qu'il sait faire de mieux, à savoir un brutal death technique cent pour cent Nile, qui fait l'effet d'une grosse tarte dans la tronche. Ca blaste, ça growl, bref, que du bonheur. Mais Ithyphallic à ses caractéristiques propres et sait se démarquer de ses prédécésseurs; il s'avère plus facile d'accès qu'Annihilation of the wicked car moins compact, mais il reste tout de même un gros morceau qui demandera plusieurs écoutes pour être apprécié à sa juste valeur. L'album contient son lot de riffs ébourrifants (cf."Papyrus containing the spell..") et de solis criards qui raviront les amateurs. En gros on a l'impréssion de se faire rouler dessus par un tank et le pire c'est que c'est bon!
Comme à l'accoutumée certains morceaux dépassent allègrement les limitations de vitesse, et nul doute que s'il y avait autant de radars en Egypte que chez nous, Nile serait abonné aux PV. George Kolias, cogneur en chef depuis le précédent album, arrive presque à nous faire oublier Tony Laureano derrière ses fûts, et à l'écoute d'un morceau comme "The language of the shadows" on en viendrait presque à parier notre goûter que le gars à plus de deux bras tant son jeu est impréssionnant! Nile ne refuse pas pour autant quelques passages plus lents (cf."Eat of the dead") assez jouissifs, et permettant avec l'interlude "The infinity of stones" de faire un peu respirer le tout, avant de clôre l'album sur un "Even the Gods must die" nous donnant droit à dix minutes d'un Nile épique et massif. Du grand art ni plus ni moins! Pour être clair, Ithyphallic est un excellent album, on s'en prend plein les tympans, et le terme "ithyphallique" pourra être appliqué sans mal à l'auditeur après écoute de la bête tant le plaisir est réel!
Une nouvelle preuve, s'il en fallait une, que dans son style Nile n'a de leçon à recevoir de personne. Ithyphallic trouvera sans aucun doute sa place parmis les meilleures galettes de cette année 2007, et ce sera amplement mérité.
- Sheol -
Tracklisting: (50 min)
1 .What can be safely written
2. As he creates so he destroys 3.Ithyphallic
4. Papyrus containing the spell to preserve its possessor against attacks from he who is in the water
5. Eat of the dead
6. Laying fire upon Apep
7. The essentials salts
8. The infinity of stone
9. The language of the shadows
10. Even the gods must die
11. As he creates so he destroys (instrumental)*
12. Papyrus containing the spell to preserve its possessor against attacks from he who is in the water. (instrumental)*
*Digipack bonus tracks.