Vous pensiez Nitzer Ebb mort et enterré, perdu dans les abîmes du temps? Et bien vous vous trompiez. Le céphalopode est en vie et bien en vie!
15 ans que le duo Mc Carthy/Harrys ne nous avait pas livré de quoi nous déboucher «les cages à miel». Il y avait bien eu les expérimentations du Sieur Mc Carthy, parti fricoter avec Terence Fixmer, mais leur dernière livraison était tellement insipide, que je me pensais condamné à écouter en boucle les rééditions du back catalogue de nos anglais.
Heureusement, les grands anciens m’ont entendu et ont réveillé la bête. Le duo a d’ailleurs pour l’occasion muté en trio, en s’octroyant les services d’un batteur (Jason Payne).
Dès l’ouverture du disque on se retrouve en terrain connu : une basse diabolique, un rythme bodybuildé et vous voilà sans crier gare sur le dancefloor avec «Promises», monstrueux hit qui aura son écho avec «My door is open». A peine le temps de respirer que le single «Once you say» et son refrain très Depeche Mode vous bondit au visage. S’en suit une incursion presque rock avec «Never known» et sa batterie live. Les titres s’enchainent en vous laissant à peine respirer. Alors arrive «Going away», sombre ballade minimaliste, qui illustre bien tout le raffinement de la musique de Nitzer Ebb. La tension remonte lentement sur «Hit you back» et relance la machine. Le très moderne «Payroll», donne la sensation d’un Zack de la Rocha boosté à la sauce E.B.M. «Down on your knees», ainsi que, «I don’t know», sont plus conventionnels et reflètent tout ce que Nitzer Ebb a fait de meilleur. Une basse entêtante dopée de rythmes imparables, agrémentés d’un chant affirmé et provocateur. Le très épuré «I am undone», empreint d’une grande sensualité mélancolique à la limite de l’emo, nous apporte à son tour un souffle avant que «Kiss kiss bang bang» nous assaille à nouveau. Ce titre ferait d’ailleurs surement très bonne figure dans un film de Tarantino. L’album se conclut avec «Traveling» et son mid-tempo qui finit de vous soutirer les dernières miettes d'énergie qu’il vous restait.
Tout comme front 242, autre précurseur du mouvement, les anglais ont prit le risque d’enrichir leur propos et d’évoluer avec les courants musicaux actuels, tout en conservant leur identité. On constate également que l’apport de la batterie confère à ce disque une approche beaucoup plus rock, fortement bienvenue. Pari réussi et contrat rempli pour ce nouvel album de Nitzer Ebb, véritable machine à tubes E.B.M., frais et modernes.
In the woods
Nitzer Ebb - Industrial Complex
1 - Promises
2 - Once you say
3 - Never known
4 - Going away
5 - Hit you back
6 - Payroll
7 - Down on your knees
8 - I don’t know you
9 - My door is open
10 - I am undone
11 - Kiss kiss bang bang
12 - Traveling
Céphalopode ? oO
Céphalopode ? oO
Peut être a cause des abymes et des grands anciens...
My door is open, my door is open...tutututututut
Un bon album avec un feeling très roienté club et rock à la fois, qui après une très bonne impression m'a finalement lassé parce que je ne suis pas très "club et rock à la fois". Finalement. Mais à n'en pas douter c'est du très bon.
Au fait, je crois bien que Jason Payne faisait déjà partie du groupe à l'époque.
Peut être a cause des abymes et des grands anciens...
C'est exactement ça!
@ Groovy: à l'origine le groupe avait effectivement un percussionniste David Gooday, mais le groupe à toujours tourné autour de Mc Carthy/Harris avec des invités.
La preuve en est, Martin Gore a participé aux backing vocals de "once you say"