The sublime est le deuxième album de « Sepia Dreamer ». Ce duo suédois encore peu connu dans nos contrées nous invite ici à partager sa vision de la mélancolie à travers une musique instrumentale, atmosphérique aux accents progressifs.
Avec 44min au compteur pour seulement 4 titres, cet album nous laisse présager de longs morceaux. En effet après une courte introduction très proche de l’univers de Burzum, (influence qui se retrouve tout au long de l’album), Sepia Dreamer se lance alors dans 2 très longs morceaux, dont la structure s’articule essentiellement autour de claviers lancinants aux mélodies très épurées. Les guitares quand à elles discrètes au départ finissent par surgir. Sur des riffs aux sons crades et lourds presque black, viennent alors se superposer des guitares aux accents beaucoup plus progressifs, nous proposant même quelques parties solo. Le point vraiment négatif de ce disque réside dans les parties de batterie qui laissent vraiment à désirer. Le batteur de session a vraiment du mal à se placer et donne l’impression de jouer seul au milieu de tous. On se demande comment le duo a fait son choix… Et l’on suppose que l’amitié a prit le pas sur la virtuosité. Les morceaux de par leur durée, ont quelques peu tendance à tirer en longueur malgré tout. L’exercice de l’album instrumental est toujours difficile car cela demande une grande diversité pour ne pas lasser. Le duo ne s’en sors que très partiellement et ce sont les guitares aux accents prog. Qui tirent le mieux leur épingle du jeu en nous apportant une certaine fraicheur. L’album s’achève sur « capitulation » qui malgré son format plus court n’arrive pas vraiment à convaincre.
Laissons tout de même une chance à ce duo qui, si pour leur prochain effort nous proposent des titres plus courts et plus diversifiés et accentuent le coté progressif de leur musique, pourraient nous offrir un album digne de ce nom.
- In The Wood -
1. Gateway
2. The exposition
3. Development
4. Capitulation