« Dédicacé à Dieu ». Et ben ça commence bien, pense-je par devers moi.
Ils ont un problème avec deux choses, les brésiliens : le foot et le catholicisme. Ces problèmes là, Max Cavalera les possède tous deux. J’en entends déjà, des petits rigolos qui vont venir me dire que j’ai oublié le troisième problème des brésiliens, à savoir le travestisme. Et là je dis non, vous êtes cons, on n’a aucune preuve que les brésilos soient tous des tantes !
Et Max n’en a pas l’air de toute façon. Je veux dire, ce mec hurle dans son micro depuis plus de vingt ans quand même ! Et d’ailleurs ça commence à se sentir que le temps passe, parce que depuis le fameux Roots, que ce soit Soulfly ou Sepultura, ça court derrière son passé sans réussir à le rattraper. Mais dans le débat Sepultura vs Soulfly j’ai toujours eu un faible pour les premiers qui me semblent essayer sensiblement d’évoluer là où Max euh… ben justement il a fait un effort sur Omen, mais autant le dire tout de suite, ça tombe à l’eau.
En fait, si l’on y réfléchit bien, ce Omen est un alliage de plusieurs sous-styles du metal plus ou moins heureux : comprenez qu’au lieu de faire « fusion » ça fait « patchwork ». Sur une base bête et méchante de metal/hardcore, assez banale comme ce à quoi Max nous a habitués, on retrouve d’étonnants passages limite heavy (Great depression, vers la fin), un riff death-metal très méchant mais qui fait un peu pitié quand on vient juste de s’envoyer un Behemoth (fin de Rise of the fallen) et des passages grossièrement pompés à Pantera mais qui, pareil, font un peu cheap (Great depression, Lethal injection). Ensuite on a droit à du Max pur jus d’une ringardise affligeante (Kingdom, Jeffrey Dahmer), et je garde le meilleur pour la fin parce que leur instrumentale qui clôt l’album, Soufly VII, est une foirade fantastique qui pourrait presque sonner comme une B.O. de film de flics des années 80. Et encore, quand je dis 80 c’est 1880 tellement c’est has been.
Et au final, les seules choses qui me semblent valoir un peu le coup, ce sont les fondamentaux très simples qui n’ont pas besoin d’être bien torchés, en l’occurrence les nombreux passages hardcore-punk présents dans des titres comme Bloodbath and beyond, Off with their heads ou encore Vulture culture. Ca, au moins, Max sait le faire. Dans le genre con et stupide, il y a aussi Counter sabotage qui, du coup, devient tout à fait récréative et au final c’est bien tout ce que Omen peut nous apporter.
Ah oui tiens, et puis pour faire vendre il y a un petit duo sur Rise of the fallen, mais c’est tellement pourave que je ne vais même pas citer le mec en question, ça lui fera les pieds à venir se compromettre dans ce genre de fange. Bon on finit avec une note moyenne pour la prod, assurée par Max est vaguement supervisée par Logan Mader, en un mot comme en cent, ça sent le sapin cette histoire.
1. Bloodbath and beyond
2. Rise of the fallen
3. Great depression
4. Lethal injection
5. Kingdom
6. Jeffrey Dahmer
7. Off with their heads
8. Vulture culture
9. Mega-doom
10. Counter sabotage
11. Soulfly VII
Pas mieux
troisième problème des brésiliens, à savoir le travestisme. Et là je dis non, vous êtes cons, on n’a aucune preuve que les brésilos soient tous des tantes
Je vois que la musique de Soulfly n'a pas bougé d'un pète depuis le premier album éponyme. C'est triste de la part d'un type qui a tout de même su, en son temps, nous pondre "Chaos A.D." et "Roots"
Jamais aimé de groupe, à part peut-être la chanson prophecy justement.
soulfly = caca
max cavalera = hasbeen
J'ai abandonné Soulfly depuis 2004 avec Prophecy et ton report me donne pas envie d'y revenir
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