"Je m'excuse pour ce report un poil long, mais vous constaterez avec émerveillement (ou avec effroi, c'est selon) qu'il est émaillé de quelques interventions d'Alpoh (dont certaines dans cette belle langue qu'est le tchèque) pour aérer le tout.
Bon courage et bonne lecture !"
Edge
Jour 1 :
Nous arrivons sur place le mercredi dans l’après-midi pour pouvoir profiter de la warm-up party qui a lieu sur le site du festival.
Le camping normal est déjà bien rempli mais nous arrivons néanmoins à trouver un emplacement sympa, assez loin des toilettes pour éviter les futures inondations de caca et assez proche de la rivière pour nos ablutions à venir.
Nous profitons de la soirée pour faire un tour du site, installé au sein d’une forteresse construite à la fin du XVIIIème siècle.
C’est alors que nous nous prélassons dans les coussins du bar à chicha, qu’Alpoh et Ptitcon commencent un interminable débat pour décider si nous irons au camping VIP ou au camping normal au Summer-Breeze le week-end suivant…
J'en ai déjà ma člaque. Je n'arrête paš de me faire thrašher. Encore 11 jourš à tirer avec čette bande de čonnards.
Jour 2 :
Comme souvent en festival, le réveil est assez rude puisqu’il fait déjà 40°C dans les tentes à partir de 8H du matin. C’est l’occasion pour les deux autres imbéciles de reprendre le débat sur le camping VIP de la veille. Quant à moi, j’ai juste envie de mourir.
La matinée sera consacrée à la recherche d’un distributeur d’argent afin de nous procurer un peu d’argent local (comprendre des milliers de dollars tchèques). Après une petite pause « cochon grillé au feu de bois », nous retournons sur le site du festival pour explorer les parties inaccessibles la veille : le grand espace pour les stands de merchandising, la vieille bâtisse reconvertie en cinéma gore (des films plus ou moins gores et/ou plus ou moins cultes y sont diffusés de 7H à 1H) et le bar installé à l’intérieur de la forteresse.
Avec Alpoh (mon collègue autiste/collectionneur de t-shirts de groupes), nous entendons Rotten Sound depuis le stand de merchandising officiel où nous attendrons près d’une heure pour être servis, non sans être bousculés par des gros tchèques virils qui devaient être pressés visiblement.
Ça me fait quand même mal de le dire, mais če zouave est arrivé à še faire šervir avant nouš malgré tout meš effortš...Etcheč
Ah ben ils commencent bien le festival à faire du shopping plutôt que voir Rotten Sound.
Le concert à l’air plutôt pas mal de ce qu’on a pu en entendre dans ces conditions si peu favorables, et lorsque nous obtenons enfin nos t-shirts et autres sweat-shirts nous entendons le chanteur dire « We are Rotten Sound, this was our last song ». OKTHXBYE.
Trail of tears prend la suite sur la scène Jägermeister. Ce n’est probablement pas ce qui se faire de pire en métal à chanteuse, mais l’appel du hamburger aura finalement raison de ma faible motivation.
Alpoh en profite pour écrire son journal, c’est un peu la Bridget Jones du Chuul, et il nous avoue avoir déjà bu du pipi.
WTF !!? J'ai dû avoir dit que je préfère boire du pipi que d'éčouter Black Chryšanthème Murder Death Kill en čončert encore une foiš !
Heureusement les confidences s’arrêtent là puisque The Black Dahlia Murder vient de commencer son set. Alors ça groove et ça blaste, peut-être même un peu trop, la configuration du site –les scènes encaissées dans la forteresse – fait que la batterie résonne et se trouve alors vraiment beaucoup trop en avant. Dommage, on distingue à peine les nombreux passages de guitares assez fantastiques qui font broum broum et schwing schwing.
C’est avec un son plus lourd et devant un public bien plus nombreux que commence le show d’Obituary. Il y a malheureusement toujours trop de basses, mais on sent quand même une nette amélioration.
Évidemment, le seul type de 2m20 du festival a décidé de se mettre devant moi et de hocher la tête de gauche à droite, m’empêchant presque de voir le chanteur courir vers la batterie pour aider son collègue à déglinguer les fûts.
Prochain groupe inloupable pour nous, les petits français de Gojira pour un concert rentre-dedans et sans aucun temps morts. 45 minutes de blitzkrieg à Jaromer. Gojira en live fait vraiment l’effet d’un rouleau compresseur, le public est conquis, et nous ne sommes pas peu fiers de l‘accueil réservé à nos compatriotes. On notera cependant un petit bide lors de la tentative ratée de « wall of bisous » sur « Flying Whales », mais nous verrons tout au long du festival que d’une manière générale, le public, bien qu’assidu et motivé a plutôt tendance à rester très statique.
Premier changement dans le running-order, Lock Up est remplacé par Sepultura. Ca chie, ça fait plaisir d’entendre les tubes, même pour la 10ème fois. Sepultura sont effectivement des habitués des festivals européens et nous les retrouverons d’ailleurs la semaine suivante au Summer-Breeze.
Et qui dit gros son, dit grosse ambiance, tout le monde reprend en chœur les célèbres refrains, même les alcooliques du bar tout au fond. Quant à nous, nous assistons au concert depuis le « Natural Ground », sorte de colline surplombant les deux scènes, accessible moyennant quelques roubles tchèques et offrant une vue imprenable sur les concerts.
Je šuiš bien čontent de če čoncert, le départ de Max (le pataud haš been) permet au groupe d'être beaučoup pluš vivant devant leš fouleš !
Pourquoi la čamionnette Toi Toi est paššée pendant če live ? Pour čeux qui trouvent que č'est de la merde ?
Fear Factory commencera son set avec un peu de retard puisque Sepultura aura droit à 1H au lieu des 45 min initialement prévues pour Lock Up. Et vu l’ambiance de feu, c’est amplement mérité.
Concernant Fear Factory, il est d’ailleurs difficile de passer après la branlée brésilienne (ne cherchez pas, ce n’est pas dans le kama sutra), d’autant que le groupe est assez statique, comme à son habitude. Le tout semble alors assez fade même si les classiques du groupe font toujours leur petit effet. Le public est relativement calme mais se réveille tout doucement avec « Shock ». Ptitcon nous fait remarquer qu’à l’instar de René la Taupe, Dino Cazarès est mignon mais gros, en tout cas on est bien content de le revoir au sein du groupe !
Ça commence un peu à jumper sur « Edgecrusher » (merci pour la dédicace). La machine est belle et bien lancée après quelques vieux morceaux. Même le chant clair de Burton C. Bell semble s’être amélioré, alors qu’il nous aura lâché de gros pains sur certains titres (le catastrophique powershifter notamment), il sauve les meubles sur un paquet d’autres. Il était temps.
Effectivement le chant (de merde) de Burton s'est quelque peu amélioré, maintenant c'est juste autant à chier que sur cd. Au GNOUF et bien penser à zapper la prochaine fois.
On enchaine avec Children of Bodom. Une petite intro remplie de fuck, fucking et re-fuck et c’est parti pour la joyeuse musique des Finlandais. Fermez les yeux et imaginez tous ces schtroumpfs (un peu méchants) courir et gambader dans les fougères au rythme de la musique. Instant magique, instant gayness. Il commence à pleuvoir, est-ce un signe ?
blablabla.... J'ai bien été čontent de leš revoir après ši longtempš et de réentendre leš vieux tubeš de l'album Follow the Reaper.. Pour če qui est du rešte, rien de bien nouveau. Ilš tournent bien en rond. Et toujourš leurš mauvaišeš habitudeš « je šuiš balaiže en branlette de mančhe et je le montre... »
C’est ensuite l’heure de mon dépucelage de Gorgoroth pour ma part. Je m’attends à un truc un peu old school, un peu crade, dans le genre balaise mais sympa et finalement j’aurais juste droit à une intro bien chiante de 5 min suivie d’une bouillie sonore bien dégueulasse. Suivant.
Hey mais tu m'aš čopié !! oui, une vraie bouillie. Leur live au Hellfešt 2009 était largement mieux.. Ah non, č'était God Seed et pluš Gorgolgoth .
Au tour de Candlemass, le nouveau meilleur groupe préféré de Ptitcon. Le son est bien lourd, les basses vrombissantes résonnent dans toute la forteresse. Malgré la voix assez heavy qu’il faut pouvoir supporter, ça envoie le pâté. Les passages doom, limite sludge (n’ayant pas peur des mots) par moments donnent des frissons, dommage que tout ça soit un peu « gâché » par les tremolos du chanteur.
Gorgolol est à l'image de son chanteur, un groupe de guignols consanguins, au Gnouf. Heureusement que Candlemass est là pour m'envouter à nouveau.
Despised Icon sont là pour leur dernière tournée européenne avant de se séparer, il ne faut donc pas les rater. Après une intro grandiloquente assez classique, le style change radicalement lorsque les musiciens débarquent en short et casquette et commencent à sauter dans tous les sens. Batterie qui mitraille, cris gutturaux, guitares « dans ta face », c’est du lourd et on regrette vraiment que le groupe se sépare. Le pit est déchainé malgré l’heure tardive et le chanteur harangue la foule tandis qu’il court sur scène comme s’il faisait son jogging, c’est un peu la sporty spice du métal.
Mais bordel qu'est ce que c'était formiformidable ! Une des branlées de la journée, à mille lieues du cliché auquel je m'attendais. Un groupe comme ça ne devrait pas avoir le droit de splitter. Quel gâchis. Ça pourrait pas être Lamb of God plutôt ?
Il se fait tard, mais il serait dommage de craquer si près du but. L’ultime groupe du jour, les américains de Gwar vont nous offrir un show pour le moins excellent malgré une musique somme toute assez banale. C’est un spectacle à voir au moins une fois dans sa vie de métalleux.
On ne présente plus le concept : les membres du groupe sont déguisés en monstres genre « méchants de Bioman » et presque chaque morceau est un prétexte pour tuer un personnage, non sans arroser abondamment le public avec du faux sang. On verra notamment passer ce soir un monstre « Hitler devant/Jésus derrière », le pape avec une aube décorée de swastikas ou encore le président du fan-club de Gwar, un handicapé en fauteuil roulant qui finira dépecé… C’est frais !
Le groupe conclura son show par un magnifique « Fuck Lordi !! ».
Il est alors temps pour nous de retourner à la tente et d’y retrouver un Ptitcon bourré, content et recouvert de faux sang.
Pensées du Jour :
Pour Ptitcon, Lio est une MILF. Une Morue I'd like....
Après de nombreuses années de recherche, la brasserie Gambrinus a réussi a nous sortir sa fameuse bière au goût cannette métallique chaude et éventée.
Pourquoi les roadies s'amusent à compter les checks pendant le sound tchèque ? Et surtout pourquoi est ce qu'ils s'arrêtent à 2 ? Il y avait bien plus de monde que ça dans la foule !
Jour 3 :
Un ciel un peu couvert nous permet de rattraper un peu notre manque de sommeil. C’est un réveil « instant magique » pour moi avec une nana qui traverse (non sans se la péter à mort) notre campement en mini short et soutif, son rouleau de PQ à la main et qui se casse la gueule sur nos poubelles. Priceless.
La journée de concert commence pour nous avec Callisto. Il n’est pas facile de jouer à un horaire si matinal pour un groupe de « post », mais le public est venu relativement nombreux quand même. Le son est un peu fouillis, en particulier sur les passages les plus calmes, gâchés par des basses trop envahissantes encore une fois. Le rendu est clairement bien meilleur sur album. A voir en salle peut-être ?
Je n'arrive pas à relire mes notes, mais je crois que mes remarques étaient assez vindicatives quant à la chiantitude de la chose...
On poursuit avec Catamenia. Rien de neuf sous le soleil de Jaromer. Si leur black mélodique est certes plutôt bien foutu cela ne révolutionne pas le genre pour autant. Autant dire que ça ne casse pas trois pattes à un Svatopluk Coin Coin. Mais bon, c’est « con-con » et ça fait hocher la tête, donc ça reste relativement efficace.
Encore un essai infructueux.... J'ai beau essayer, je n'aime vraiment pas Catamenia en Live. Sur galette c'est autre chose.
On repasse sur l’autre scène pour Devourment, du grind/death de base qui groove bien comme il faut. Classique mais bien branlé. Encore une fois nous sommes impressionnés par le monde déjà présent devant la scène (il n’est que 13H), ça change du MetalCamp ! Sacrée raclée en tout cas.
Kylesa prend la suite sur la Jäger stage, et ils ont la patate (rien à voir, il est fils unique). Les deux batteurs sont impressionnants, Laura Pleasants, la chanteuse, sautille partout. Le son, désormais si typique de Savannah (USA), à savoir ce mélange parfait de punk, de rock, de stoner et de sludge (en gros), est un peu bordélique au départ mais finit par s’arranger. Grandiose.
Grandiose, effectivement ! Leur prestation au Hellfest 2009 avec un effectif réduit m'avait refroidi pour un groupe dont on m'avait dit tellement de bien. La double batterie et cet effet de coup légèrement décalé me plaisent particulièrement. Et cette envie que le groupe à de se faire plaisir et de partager ce gros son est bien sympathique. Tu as bien choisi ta femme, Ptitcon !
Pas une minute de répit aujourd’hui puisqu’à peine terminé le set de Kylesa, c’est Monstrosity qui monte sur scène. Alors ils savent jouer bien et vite, ça chie, mais qu’est-ce que c’est ennuyeux… Allez hop ! Au gnouf !
Un drapeau breton flotte dans le public pendant Kalmah. Alors j’ai envie de demander, pourquoi ? C’est dingue, c’est impossible de faire un fest sans voir de drapeau breton… Même en République Tchèque… Même au Big Day Out en Australie il doit y en avoir… C’est pas grave en soi c’est clair, mais je ne comprends pas l’intérêt. A tel point que je ne sais même plus quoi dire à propos de Kalmah. Je vais donc laisser le clavier à Alpoh.
Super, et qu'est ce que tu veux que je dise ? Je me suis gravement ennuyé pendant leur prestation. Le clavier jouait beaucoup trop fort, je n'ai pas trop compris leur musique. Bref !
Sigh est un groupe japonais, avec tous les mauvais côtés que cela peut sous-entendre... Prenez du black métal ordinaire, accélérez le tout, saupoudrez de nappes ambiantes nazes, faites revenir avec une chanteuse déguisée en ange recouvert de sang. C’est prêt !
tu as oublié d'évoquer les passages prog' chiants, le sax chiant, les voix chiantes, les claviers chiants.
Bon je suis mauvaise langue, globalement ça à l’air de plaire. Moi le seul moment qui ne m’a pas ennuyé est celui où la chanteuse a mis le feu à un retour en jouant avec du feu sur scène
.
Petite découverte ensuite avec Crushing Caspars, du punk hardcore antifasciste allemand, rigolo et entrainant. Très répétitif mais un bon groupe de live.
Les suisses de Sybreed remplacent Bal-Sagoth. Mes oreilles ne supportent toujours pas le chant clair, et c’est bien dommage parce que dans l’ensemble la musique est plutôt pas mauvaise.
Necrophagist : autre changement dans le running-order, les mangeurs de morts remplacent Mnemic. Le jeu des musiciens est particulièrement impressionnant mais vraiment trop technique pour être apprécié à sa juste valeur en live. On préfèrera réécouter les albums tranquillement chez soi en sirotant un coca zéro.
Ptitcon a des règles explosives
Euh.... Bon on enchaine ! Alpoh m’accompagne ensuite en trainant les pieds pour voir Converge. Le set n’a pas encore commencé que le chanteur arpente déjà la scène de long en large comme un lion en cage. Quelle énergie ! Les musiciens sautent partout tout en jouant et le public semble un peu dubitatif face à l’avalanche de son qu’il se prend dans la face. Les morceaux du dernier album sont vraiment taillés pour le live et rendent excellemment bien. Je réveille Alpoh à la fin du concert pour nous diriger vers l’autre scène.
Mais comment est ce qu'il peut aimer ça ??
Pourquoi le chanteur nous dit que la prochaine chanson est froide « the next song is cold » ???
C’est l’heure de se taper un petit all star band des familles. Je demande donc Lock Up, comprenant notamment Shane Embury de Napalm Death, Nicholas Barker de Dimmu Borgir, Cradle of Filth, Brujeria, etc. et Jesse Pintado de Terrorrizer.
Nicholas Barker est vraiment impressionnant et fracasse sa batterie comme un ours. S’il tapait sur des bambous ça serait probablement numéro 1. Pour le reste c’est super speed, très compact, le public a à peine le temps de souffler entre les morceaux. Balaise.
Grosse affluence ensuite pour Devin Townsend. Le maestro vient lui-même régler son matos, chose assez rare pour les musiciens de cette envergure, preuve de son perfectionnisme.
Du coup, le concert prend du retard, et Devin nous gratifie de quelques blagues typiques du Canadien pour nous faire patienter. Finalement tout est prêt au bout de quelques minutes d’attente, les premiers riffs d’addicted retentissent tandis qu’une pluie d’enfer s’abat sur le site du festival. Timing parfait, on est trempés au bout d’un demi-morceau mais on est content. Quel son ! Quelle puissance ! En regardant autour de moi je constate qu’une bonne partie du public a le sourire jusqu’aux oreilles et danse sans se préoccuper des litres d’eau qui nous tombent dessus au même moment.
La setlist est à peine frustrante puisqu’elle débute avec des titres bien énergiques tandis que les morceaux deviennent de plus en plus calmes au fil du concert… On aurait préféré l’inverse.
Magique ! Même Ptitcon a apprécié les premiers morceaux ! Par contre je ne vois pas trop l'intérêt de jouer les Ziltoïd. Si c'est pour écouter des voix enregistrées, autant le faire au sec à la maison...Rhaaa, ces Kingdom, Love !
Le « douchebag » du premier rang a-t'il senti le gros metal canadien pénétrer son anus ?
Quel gâchis, j'étais tout motivé et agréablement surpris d'apprécier jusqu'à Love, chanson particulièrement haïssable à partir de laquelle le concert s'est grandement détérioré de minutes en secondes. Les dernières heures étant trop pénibles j'ai du aller noyer mon désarroi dans de la "bière" pour éviter ce qui allait suivre.
C’est les pieds trempés et relativement fatigués que nous assistons au show d’Ihsahn. L’ambiance dans le public est excellente, malgré le terrain détrempé et l’heure tardive.
Pour ma part je suis au bord de la mort de sommeil, je laisse donc la parole à Alpoh.
Je reste aussi déçu qu'au Hellfest. L'absence de saxophoniste et de mes morceaux favoris du dernier album laisse un gros froid... Ça reste de la très bonne musique, envoûtante et très bien exécuté par les musiciens embauchés pour la tournée. Ils sont certes un peu éclipsé par le frontman mais ça leur fera néanmoins une sacré pub pour leur groupe Leprous. Et pour mon plus grand bonheur, aucune reprise d'Emperor n'a été faite !
Allez, un Napalm et au lit !
Ils commence à faire froid dans les vêtements mouillés, nous hésitons donc à retourner à la tente. On se décide finalement à regarder un ou deux morceaux de Napalm Death avant de rentrer. Mais une fois le concert commencé, impossible de partir, tant l’énergie dégagée et l’ambiance sont énormes. Un concert impressionnant, comme d’habitude. Ça fait presque 20 ans que Napalm nous met des branlées en live, et c’est toujours aussi jouissif.
Kourva Napalm Deathska ! Ou comment redonner la pêche après une journée éreintante, les pieds trempés et transits de froid...
Après avoir subi DT et Ishahn, je comprends que même la flamme de Napalm n'ai pas réussit à réchauffer les petits pieds engourdis de mes compères quelque peu tafiolles pour le coup, car Aura Noir, c'était vraiment à voir. Très bonne découverte pour moi que ce black bien thrashisant qui oblige à hocher frénétiquement de la tête jusqu'à ce que les cervicales se disloquent (loquent).
Faits du Jour :
Nous découvrons le coca Tchèque. Du coca goût Jäger Coca mais sans alcool.
Devin a un costume à 40$
« J'aaaaiiiiiiimme les Braaatwurst. » à chanter sur the Art of Dying de Gojira.
Jour 4 :
Quelques heures à peine après Napalm Death, nous retournons sur le site du festival pour le concert de Cock and Ball Torture. Les tchèques de bite et couille torture ont ramené plein de monde ce matin, c’est impressionnant ! La musique est groovy et dansable, parfait pour se réveiller.
On ne perd pas de temps et on enchaîne avec Ragnarok qui montent sur scène couverts de Corpse paint et de faux sang. Ce qui est relativement ridicule en plein soleil et à 10H du matin. Par contre, du point de vue musical c’est plutôt une bonne découverte pour moi, notamment grâce aux quelques lignes mélodiques bien senties et au côté rock n’ roll de ce bon vieux black des familles.
Alors il faut savoir que Ragnagnarok n'utilise pas de faux sang, mais du vrai liquide menstruel pour façonner ses maquillages ! Je suis bien content de les voir enfin en live. Les morceaux de Blackdoor Miracle sont un vrai régal à voir sur scène. Ce côté rock'n'roll me surprend, ils apparaît moins clairement sur album.
L’organisateur monte sur scène pour nous annoncer un nouveau changement de programme dont on ne comprend pas grand-chose, nous en profitons donc pour faire un tour au ciné et ainsi éviter l’averse qui se pointe. A l’écran, un black poursuit une asiatique avec dans une main une hache et dans l’autre une jambe coupée, tandis que dans la séquence suivante (sans transition aucune) on aperçoit une bande de rednecks essayant de tripoter une blondasse choucroutée. Ca à l’air grandiose mais il est temps de retourner devant les scènes.
Tu as oublié Lost Soul ! Bon c'est vrai que c'est dispensable. Leur musique est sympa mais convenue et lassante..
The Arusha Accord : leur metalcore expérimental part vraiment dans tous les sens et en live c’est très difficile à suivre, surtout lorsqu’on ne connait pas les albums j’imagine. Aucun de nous n’accroche vraiment.
Je dis au gnouf !
Bal Sagoth prend la suite. Alpoh nous a saoulé tout le week end avec ce groupe. « Ça va être trop bien blablabla… ». Résultat : c’était bien naze, chiant, bordélique et soporifique.
Alpoh nous avouera par la suite avoir confondu Bal Sagoth et Balrog… N’assumerait-il pas ses goûts plus que douteux ?
Et non, je me suis bel et bien trompé... Ils ont des claviers pompeux, des passages parlés insupportables. Sans grand intérêt. This is the Law !
Origin débarque ensuite pour nous mettre une fessée monstrueuse. C’est super technique, bourrin et rapide, limite éreintant alors que nous entrons en pleine phase de digestion.
Oh oui, ça a bastonné... Mais comment font ces tchèques pour rester autant statique !?
C’est toujours sympa d’assister à un concert de Graveworm même si c’est un groupe vu et revu en festival. Pour moi c’est un groupe parfait pour l’après midi, leur musique étant « bien mais pas top » et sans grande originalité. On notera quand même certains passages bien kitsch très dans l’esprit « métal italien ». Ils ne peuvent pas s’en empêcher.
Ils ont été bien avares en vieilleries. C'est dommage ! Et où sont passés ces beuglements impressionnants ? Je ne connais pas du tout leurs nouvelles créations, il y a eu du changement ?
C’est ensuite au tour de Madder Mortem d’investir la Jäger stage avec leur métal à chanteuse pas franchement stéréotypée. En effet, c’est agréable de voir une chanteuse de métal qui ne part pas dans des « loulouloulalala » toutes les 3 chansons. Ça fait très longtemps que je n’ai pas entendu ce groupe et c’est donc assez étrange de les voir en live ici. Le son dessert malheureusement un peu la musique des Norvégiens, notamment à cause du bourdonnement incessant des basses.
Suivent les Français de Lyzanxia, qui -malgré nos quelques appréhensions liées au nom du groupe qui fait penser à un nom de champignon honteux qu’on pourrait attraper dans les pires bordels de Bangkok- nous serviront un métal bien foutu mais néanmoins pas très intéressant. Ptitcon ira même jusqu’à dire que, je cite : « ça ne sert à rien », mais les goûts douteux de Ptitcon en matière musicale (notamment) ne sont plus à prouver.
J'abonde dans le sens de Ptitcon ! Ce sont les fiers représentant de la musique française !
Nous nous retrouvons presque tout devant pour le show de Moonsorrow et devons d’ailleurs nous reculer un peu pour bénéficier d’un son correct. Un backdrop guerrier, du faux sang, un gros son, on sent qu’on est là pour la bagarre, ça donne envie d’aller décimer des villages ennemis à coup d’épée à deux-mains. Le groupe nous annonce que c’est leur dernier show avant un moment puisqu’ils vont retourner en studio prochainement pour travailler sur leur futur album.
Non. Il faut les revoir en salle, dans le noir ! Sinon c'était excellent. Ils ont même réussi à faire danser la gigue à ces hordes de tchèques !
Vient ensuite l’ovni du Brutal Assault, Jesu et son post-ambiant. Je ne comprends toujours pas ce que ce groupe faisait à l’affiche d’un tel festival. C’est clairement un groupe de salle, et on sent que les deux musiciens ne sont pas franchement à l’aise et n’arrivent pas à combler l’espace de cette grande scène, malgré les machines à fumées qui carburent sur le côté. Malgré ces conditions loin d’être idéales (on préférera les revoir dans une petite salle type Laiterie Club ou Jubez par exemple) le concert est plutôt excellent grâce à la musique lancinante, à base de boîte à rythmes qui claque, de riffs puissants et répétés et de nappes envoûtantes. Une bonne partie du public semble bien apprécier la prestation, probablement est-ce dû à leur gros son d’enculé avec cette basse qui remue la terre et cette guitare qui en racle les résidus. A revoir en salle, dans le noir, avec pour seul éclairage quelques bougies.
Étrangement ça me plaît. Mais je trouve que ça serai beaucoup mieux avec une vraie batterie, moins carrée et plus humaine..
Macabre enchaîne avec leur death métal rigolo à base d’histoires de serial killers. Donc les paroles sont plutôt drôles, ainsi que les interventions entre les morceaux. Pour ce qui est de la musique, il s’agit vraiment de death assez classique, mais on s’en fout puisque c’est amusant. Dommage que les paroles hurlées et grognées soient relativement incompréhensibles. Un nouvel album est prévu pour le mois d’octobre.
Ha ! L'histoire du Vampire de Düsseldorf ! Et faut aussi noter que les grimaces du chanteur sont hilarantes.
On change totalement d’ambiance avec les déjantés suédois de Diablo Swing Orchestra. Leur métal aux accents de musique de cirque aura fait danser une bonne partie du public. Les morceaux sont encore plus funs en live que sur album. Même quelques gros coreux, déjà en position pour Agnostic Front ce soir, dansent comme des petits fous. Diablo Swing Orchestra est définitivement un groupe de live. A ne pas rater !
On peut le dire maintenant, Edge. Tu es fan de Ska ! 
Effectivement c'était excellent. La musique est festive, les membres du groupe sont hyperactifs et c'est plutôt communicatif. J'ai rarement vu autant de métalleux de syles différents bouger sur de la musique « différente ».
Tankard : Naze, on n’est pas allemands, on ne doit pas être la cible. Au suivant !
Et le suivant justement c’est Dying Fetus, pour un concert quasi parfait, un show excellent, incisif. C’est juste parfait, on croirait entendre l’album, mais entouré de milliers de connards. Ça n’est pas pour rien que Dying Fetus est une référence en deathgrind depuis tant d’années.
Meshuggah, un des groupes que j’attends le plus aujourd’hui… Et ça pour les attendre, je les aurais attendus ! Alors que le timing a été respecté à la minute près durant tout le festival, Meshuggah se permet de prendre 20 minutes de retard (sans même s’excuser) à cause de son soundcheck insupportable avec un roadie qui engueule les techniciens pour se faire comprendre. Ça sent le caprice de star.
Si bien que l’ambiance n’est pas au rendez-vous, le groupe se fait huer et siffler pendant le soundcheck, et même les premiers morceaux ne me feront pas sortir de mon aigritude.
Allez hop, allez-vous faire foutre, je file au bar !
On t'avait pourtant prévenu que Meshuggah c'est d'la merde ;)
Quelle bande de branleurs. C'est une honte j'vous dis ma ptite dame. C'est tout le public qui aurai dû nous imiter et boycotter ces starlettes capricieuses. Même le pire groupe de glam a désormais plus de crédibilité à mes yeux. Au GNOUF.
Hypocrisy : probablement une des plus grosses affluences sur le festival, le public se masse jusqu’aux bars tout au fond de la place fortifiée. Il devient même difficile de se déplacer sur le site. Comme d’habitude, c’est un show énorme auquel nous avons droit, tous les tubes y passent, les lights sont magnifiques, Peter beugle comme un ours : c’est parfait !
Tu as eu le temps de voir tout ça ? Je me souviens surtout d'avoir raconté beaucoup de bêtises en faisant des conneries et en buvant de la Vodka Redbull ! De loin, ça avait l'air comme d'habitude. ;)
Je traine Alpoh voir les papys du hardcore que sont Agnostic Front à la fin d’Hypocrisy. Finalement nous le surprendrons à headbanger tout au long du concert. Il vient de faire son coming-out, Alpoh est donc officiellement un coreux.
Bon sinon le concert est assez fantastique, l’ambiance excellente, tous le public reprend en chœur les refrains des plus gros tubes. On ressort de ce concert avec la banane. Chapeau les vieux !
Et oui, contrairement à ce qu'on pourrait penser, j'ai plutôt apprécié ces coreux. Pourquoi ? Il n'a pas la voix insupportable typique du genre. Bref, ça ne change pas le fait que je me suis pris une baffe.
My Dying Bride=*burp*
Sarke prend le relais. Leur musique est assez déroutante. Tantôt rock'n'rollesque tantôt dépressive. Mais au global c'est vraiment sympatique. Il va falloir que j'approfondisse la chose
Il ne me reste donc plus qu’à lutter contre la fatigue jusqu’au prochain groupe que je veux voir : Watain. Beaucoup de matos est installé sur scène, des bougies, des piques, des chaînes, etc. Ça en devient franchement ridicule, mais bon attendons la musique pour juger. Et là c’est la baffe, on en prend vraiment pour son grade pendant trois quarts d’heure. C’est rock’n roll, c’est crade, c’est malsain, bref, ça chie !
Un type crache du feu depuis le public, la sécurité semble d’ailleurs un peu paniquée. On ressort épuisé et la nuque engourdie de ces 45 minutes de concert, 45 minutes d’enfer sur terre.
Edge : "plus de fanfreluches, c'est possible ?"
Effectivement, on a droit à tout les stéréotypes du genre. Et ça sert bien leur musique. C'était infernalement sympathique !
Nous regagnons alors les tentes pour une dernière nuit à Jaromer, et apercevons un ou deux morceaux de Barren Earth, de loin. Ça n’a pas l’air mal mais la journée a été longue…
Bilan plutôt positif donc pour ce Brutal Assault, avec une organisation plutôt correcte et un paquet de groupes supers intéressants. Seul regret, la bière, vraiment pas terrible même à ce prix-là.
Et si Ptitcon n'avait pas vidé leur stock de Merlot dès le premier soir on aurait pu varier un peu les plaisirs...
Oui, bilan positif ! Malgré les pompiers embourbés dans 50 cm de boue, malgré une partie de camping sous 3 cm d'eau, malgré les rencontres improbables en ouvrant les toilettes mal fermées à clé, malgré les rumeurs de vols (alors qu'il n'y a rien à craindre), malgré les stands des gens du crus qui servent du gras. C'était rigolo !
Et maintenant le hit parade du chuul, un groupe par personne et par jour, avec un mot pour expliquer son choix
Alpoh :
Sepultura : mieux !
Devin Townsend : magique
Agnostic Front : différent
Edge
Gwar : drole
Devin Townsend : frissons
Diablo Swing Orchestra : festif
Ptitcon
Despised Icon : heureusementquonlesavuavantquilssplittentcesfilsdeputes
Kylesa : envouté
Origin : balaise
Pour terminer, les photos de Ptitcon (et Alpoh pour quelques unes) :
Bon. Ca, c'est fait...
Mouais, moi je crois qu'Edge et Alpoh se sont tripotés les fesses là-bas !
Excellent tout ça !! 
Mouais, moi je crois qu'Edge et Alpoh se sont tripotés les fesses là-bas !
Il fallait venir surveiller !
je me suis permis de quoter pour compléter avec ma crédibilité musicale désormais mondialement reconnue
LOL les quotes de Ptitcon 
Et il y a des photos assez formidables !
faire jouer meshuggah en fest c'est un peu crétin quand même, ça ne s'y prête pas plus que jesu...
Au metalcamp il y a 2 ou 3 ans c'était pourtant assez formidable
qu'ils crèvent dans d'atroces souffrances
pour moi plein air-meshug incompatible. c'est quand même ultraparticulier comme réglage son (sinon c'est de la bouillie) donc ça prend un temps fou - il faut savoir que contrairement aux autres groupes, ce n'est pas l'ingé son qui règle en salle, mais tout est réglé sur scène, l'ingé son reçoit juste deux cables, gauche et droite, tout mixé, sur sa console. Ensuite l'ambiance salle se prête mieux à ce quiest quand même plus un plongeon au milieu des baïnes que l'attente d'un bulldozer qui ta pourchasse à coup de lasers.
bah un concert chiant, en plein air ou en salle reste un concert chiant
bah un concert chiant, en plein air ou en salle reste un concert chiant
THUS SPAKE THE PTITCONSPIRIT !!!
Nice report les gars! J'ai bien apprécié la lecture. Et de magnifiques photos!
Report nickel.
Lequel des trois branleurs de chuuls ont fait les photos?
Nan parce qu'elles sont assez balaises quand meme.
Sauf la Gojira 12
c'est pourtant inscrit dans le report !