Dès notre arrivée nous constatons que le festival est plutôt bien organisé, avec un balisage clair sur la route, un accueil sympathique, un parking bien organisé, un minibus gratuit entre le parking et le festival. Le minibus est d’ailleurs une bonne mise en bouche pour la journée qui nous attend avec les festivaliers qui encouragent la conductrice à base de : « Allez Simone accélère !!! J’ai pas que ça à foutre !! » par exemple.
Le site du festival nous parait bien petit à notre arrivée, mais se révèlera bien agréable finalement avec une grande scène sous chapiteau, une petite scène juste en face, plusieurs stands de bouffe, un grand bar et un « market ». Classique.
A noter que l’organisateur a déjà pensé à recouvrir certaines surfaces de copeaux de bois en prévision d’éventuelles pluies. Bon vivant rime avec prévoyant.
Sonisphère si tu nous lis…
C’est Inside Project qui ouvre cette journée « métal » sur la petite scène avec leur hardcore des familles. Dès les premières notes, on pense à un Kickback un peu édulcoré, moins malsain et moins provoc’ (malgré leur très distingué backdrop « Fuck You » et le t-shirt NTM du chanteur). Donc bon ça envoie, ça crie, ça hurle, le batteur pédale doublement tandis que les rifs tombent entre les mosh-parts.
Il reste que même si ça défoule bien, que le pit s’est déjà réveillé et que les Trissus ont beau nous délivrer un hardcore plutôt bien foutu, on s’ennuie un peu.
A tester sur album peut-être.
17H30, il est temps de faire quelques mètres pour rejoindre la grande scène. Ultra Vomit, comme à son habitude, entame son set par une intro grandiloquente : lumière divine, lever de guitares vers le ciel, musique pompeuse… Le ton est donné est le public semble déjà conquis.
Flockos, à la guitare, arbore fièrement un t-shirt « Truand 2 la galère ». Pour ceux qui veulent rire voici un extrait de lolitude de l’internet :
L’explication complète peut être trouvée dans les liens en fin de report.
Le concert et les interludes rigolos sont sensiblement les mêmes que le live qui a été filmé pour Goéland TV il y a quelques mois (voir le lien en fin de report également) : de nombreux morceaux d’Objectif Thunes, quelques tubes de Monsieur Patate et 2, 3 nouveautés.
On retiendra notamment la nouvelle chanson Supersex : « Si j’avais dix dollars, j’irais au supersex, pour toucher des nibards et des paires de fesses » (avec l’accent québécois) et la reprise de la musique de Predator (sans Ptitcon qui imite le Predator).
Un certain Anthony du public monte sur scène pour chanter « Une souris verte » avec le groupe. C’est un flop et le groupe finit par insulter le jeune homme avec l’aide du reste du public. Il l’a mérité, il a un prénom moche.
Fetus invite ensuite l’ensemble du public à participer en « chantant » avec lui ces jolies paroles retranscrites pêle-mêle : « chatte bite nichon couille salope salope pute couille couille salope nichon etc. ». C’est drôle et très long, du coup ça en devient très drôle.
Le groupe conclut son spectacle par la présentation des musiciens sur une reprise du générique de motus, et quitte déjà la scène sur fond de musique de la Comté du seigneur des anneaux.
Changement d’ambiance avec le groupe suivant, du hard rock FM qui nous vient d’Australie ! Quoi ? Ah non ce n’est pas AC/DC, ça y ressemble beaucoup mais c’est moins bien… Non, ce n’est pas Airbourne non plus, ça y ressemble pas mal mais c’est moins bien… Non ce n’est pas un groupe à chanteur au look improbable… Ah en fait si ! C’est Koritni ! Voilà !
Donc Koritni c’est effectivement du Hard Rock FM à la AC/DC, Airbourne et compagnie, alors c’est plutôt sympa et bien exécuté, à la fois mélodique et rentre-dedans. Par contre on pourra leur reprocher de manquer d’un peu de saveur et de personnalité. Si bien qu’on finit par s’éloigner et boire des bières tranquillement en dansant un peu comme des cons sur les passages les plus « cliché ».
Finalement c’est peut-être ce qu’il fallait faire, poser son cerveau, boire une bière en dodelinant de la tête sans trop faire attention à la chemise chamarrée du chanteur…
Un petit tour aux toilettes pour constater qu’en plus des poubelles de tri sur le site et des gobelets consignés, les organisateurs ont encore une fois pensé à notre environnement avec l’installation de toilettes sèches. Chapeau l’artiste.
On se secoue la bite en vitesse et on file devant la grande scène pour ne pas rater le début du concert de Gojira.
Gojira qui comme à l’accoutumée nous mettra une grosse branlée avec un son un poil trop fort, mais bien massif et compact comme il faut pour en prendre plein la tronche. Bam. On retiendra en particulier «The Art of Dying », véritable rouleau compresseur de basses et de riffs qui finira de convaincre les quelques aigris insatisfaits du public.
En parlant d’aigri, c’est plutôt génial de pouvoir revoir encore une fois Gojira en live mais il serait peut-être temps que les setlists changent et que l’on puisse se mettre un autre album sous la dent, The Way of all Flesh étant sorti il y a pratiquement deux ans désormais.
Ah bah ça tombe bien, puisqu’on me souffle que le groupe a annoncé lors de la conférence de presse qu’il serait en train de préparer son 5ème album, et qu’il prévoit d’enregistrer des morceaux qui seraient uniquement mis à disposition sur le web au profit d’une association écolo et de sortir un dvd live.
Plein de bonnes nouvelles donc, et une suspicion de doigts à sortir du cul envolée.
On continue sur les concerts au son réglé trop fort avec les pionniers du death français, Loudblast.
Le groupe revient cette année avec un nouveau line-up après la sortie de leur dvd en 2009, et ça ne change pas grand-chose à la donne, le son est toujours autant « dans ta face » et l’ambiance dans le public aussi furieuse.
Pas de surprise quand à la setlist, le groupe nous propose aujourd’hui une sorte de best of de la très honorable discographie du groupe. On suivra ce concert d’un peu plus loin, un plat de pâtes à la carbonara (dont je ne manquerais pas de vous reparler par la suite) à la main.
Retour sur la grande scène avec Motörhead qui une fois encore nous annonce qu’ils sont Motörhead et qu’ils play du rock’n roll.
Effectivement ils nous ont joué du bon rock’n roll. Bon OK Lemmy avait l’air un peu fatigué, OK c’est toujours un peu les mêmes setlists, OK le jeu de scène déjà limité ne change pas d’une tournée à l’autre, mais putain qu’est-ce que c’est cool d’entendre des morceaux comme Overkill ou Ace of Spades en live !
En gros, si vous n’avez jamais vu Motörhead en concert, dépêchez-vous de le faire avant qu’il ne soit trop tard et que les gens ne vous jettent leur caca dans la rue.
C’est ensuite au tour d’Eluveitie de faire danser les festivaliers. Malheureusement, après vérification, notre niveau d’alcoolémie plutôt faible ne nous permet pas d’apprécier à sa « juste valeur » la musique des Suisses. D’autres festivaliers (probablement ronds comme des queues de pelles) semblent bien s’amuser, et certains dansent même la gigue.
Je pense que je vais me faire incendier en disant ça, mais bon, Eluveitie c’est un peu… Ah tiens mais j’ai plein de jetons encore, si j’en profitais pour m’acheter plein de bières pour agrémenter cette séance de distribution de flyers du chuul ?
3 litres de bière et 200 flyers plus tard je me retrouve emporté par la frénésie de la distribution de flyers et j’en oublie volontairement d’aller voir Paradise Lost de près.
Donc à priori (et vu de loin) c’était pas mal. On notera cependant qu’il semblait y avoir presque autant de monde attablé et au niveau du bar que sous la tente.
Bon je ne m’attarde pas sur ce concert puisque je ne saurais pas en dire plus et qu’en plus je suis sensé raconter le retour à base de nombreux arrêts aux stands afin de régurgiter des pâtes à la carbonara dans une enveloppe bulle, un gobelet de festival et un sac isotherme de supermarché.
La classe à Dallas.
Bon je vous épargne quand même les détails, mais ce fût très drôle.
Le festival quant à lui est une réussite au niveau de son organisation, avec notamment des horaires de passages respectés à la minute près. Espérons que l’affluence qui n’aura pas atteint celle escomptée aura tout de même été suffisante pour qu’une édition 2011 puisse voir le jour.
Photos : Copyleft Haarht
Cool les photos ! Comme promis je suis venu voir, j'espère que t'as visité French Metal !
Un peu trop beaucoup de FaFs par contre...
Hey ! Sois la bienvenue !
Bah, ils étaient 6 ou 7, pas de quoi casser trois pattes à un connard. Avec le nombre de crêtes que j'ai vues il valait mieux qu'ils fassent profil bas.
Sur mon échelle de fachos au m², c'était déjà trop !
salut ! sympa de t'être inscrite ! 
non, ce n'est pas encore le cas, mais c'est prévu quand j'aurais un peu le temps ! 
Ouais elles paytent ces photos !
Si j'avais dix dollars, j'irais au Super Sexe pour toucher des nibards et des paires de fesses ! 
Et hop, voila le report 
une affaire rondement menée ! Joli travail ! 
Très bon report 
16 000 festivaliers sur les trois jours !
Bon, faudrait que je réécoute les vieux titres de Loudblast, pour voir si mes critères qualité ont évolué et si c'était déjà pourri avant 
Anthony, enculé!
(classes les photos!)
Bon, du coup, j'ai resitué Truands de la galère, c'est ceux qui voulaient buter je sais plus quels geeks, c'est ça ?
oui, les noelistes de JV.com... t'as vu mes liens ? 
Je me rappelais du bidule et e Morsay, pas du nom du groupe !
Les vidéos sont toutes dead sur son lien 
ah zut j'ai pas vérifié 
Balaise. 
D'autres photos qu'a pris un pote à moi.
Ici : http://www.siriso.fr/
mais oué ! Elles sont plutôt Sym-pa malgré ce que tu as pu dire à propos de la lumière sous la tente.
Yeah, comme ça toutes les
minettesgens ultra sympa qu'on a flyé hier pourront voir ça tout de suite- Qu'est-ce qui est pire que Alpoh ?
- Alpoh qui lit des blagues Carambar